
Révision de cicatrice
Une cicatrice est la conséquence naturelle du processus de réparation de la peau. Elle ne peut jamais disparaître complètement et son aspect évolue progressivement pendant plusieurs mois.
La qualité d'une cicatrice dépend de nombreux facteurs : sa localisation, son origine, les tensions exercées sur la zone, la qualité de la peau ainsi que les caractéristiques individuelles de cicatrisation.
Certaines cicatrices peuvent toutefois devenir particulièrement visibles, épaisses, rétractiles, adhérentes ou symptomatiques. Selon leur nature et leur évolution, différentes prises en charge peuvent être proposées afin d'en améliorer l'aspect ou les conséquences fonctionnelles.
Lorsqu'une reprise chirurgicale est envisagée, son objectif n'est pas d'effacer la cicatrice, mais de tenter de la rendre plus discrète ou d'en améliorer les conséquences fonctionnelles. L'indication et le moment de cette intervention sont évalués au cas par cas.
Comment évolue une cicatrice ?
La cicatrisation est un processus dynamique qui se déroule en plusieurs phases.
Étapes de la maturation d'une cicatrice
Immédiatement après l'intervention débute une phase inflammatoire indispensable à la réparation des tissus.
Durant cette période, la cicatrice peut être rouge ou rosée, légèrement gonflée, sensible ou inconfortable. Sa résistance mécanique reste encore faible : les soins postopératoires et la limitation des tensions excessives sur la cicatrice sont particulièrement importants.
Les fibroblastes produisent du collagène et participent à la reconstruction du tissu cicatriciel.
Durant cette période, la cicatrice peut temporairement devenir plus visible : plus rouge en raison de sa vascularisation, plus ferme et parfois légèrement épaissie ou en relief. Cette évolution ne préjuge pas nécessairement de son aspect définitif.
Le collagène nouvellement formé se réorganise progressivement et la vascularisation diminue.
La cicatrice tend alors progressivement à s'assouplir, à s'aplatir et à devenir moins rouge. Cette maturation est lente et varie notamment selon la localisation, les tensions exercées sur la cicatrice, le type de peau et les caractéristiques individuelles de cicatrisation.
Le remodelage du collagène se poursuit longtemps après la fermeture de la peau.
La cicatrice devient généralement plus souple, plus plane et plus pâle. Son aspect définitif ne peut donc habituellement être apprécié qu'après plusieurs mois de maturation, parfois au-delà de 12 à 18 mois.
Le temps fait partie intégrante de la cicatrisation.
Une cicatrice observée à un ou trois mois est encore en cours d'évolution et ne préjuge pas de son aspect définitif. Sa maturation se poursuit généralement pendant 12 à 18 mois, parfois davantage.
Quand envisager un traitement d'une cicatrice ?
Une prise en charge peut être discutée lorsqu'une cicatrice reste particulièrement visible, symptomatique ou entraîne une gêne fonctionnelle.
Il peut notamment s'agir d'une cicatrice rétractile ou adhérente, d'une cicatrice hypertrophique ou chéloïde, d'une cicatrice élargie, déprimée ou irrégulière, ou plus généralement d'une cicatrice responsable d'une gêne esthétique ou fonctionnelle persistante.
La prise en charge dépend du type de cicatrice, de son stade d'évolution et de la gêne qu'elle occasionne. Selon la situation, une surveillance, des mesures de photoprotection, des traitements par silicone, des massages, des injections intralésionnelles ou certains traitements laser peuvent notamment être discutés. Une reprise chirurgicale peut être envisagée dans certaines situations.
Le choix du traitement mais également le moment auquel il est réalisé font partie de la réflexion. Une cicatrice encore en cours de maturation ne nécessite pas systématiquement une intervention immédiate.

Accompagner la maturation d'une cicatrice
La qualité finale d'une cicatrice dépend en partie de facteurs individuels qui ne peuvent pas être contrôlés. Certaines mesures peuvent néanmoins accompagner sa maturation : respect des soins postopératoires, limitation des tensions sur la cicatrice, photoprotection, éviction du tabac et de la nicotine et, lorsqu'ils sont indiqués, massages ou traitements par silicone.
Une surveillance de son évolution permet également d'identifier précocement une cicatrice hypertrophique, chéloïde ou présentant une évolution inhabituelle.
Révision de cicatrice
Questions fréquentes
Non. Une cicatrice ne peut pas disparaître complètement. Selon sa nature et son évolution, différentes prises en charge peuvent néanmoins permettre de la rendre plus discrète ou d'en améliorer certaines caractéristiques.
Une cicatrice hypertrophique est une cicatrice épaissie et en relief qui reste limitée aux contours de la cicatrice initiale. Elle peut progressivement s'améliorer au cours de sa maturation.
Une cicatrice chéloïde correspond à une prolifération cicatricielle excessive qui s'étend au-delà des limites de la plaie initiale. Elle peut être épaisse, rouge ou pigmentée, prurigineuse ou douloureuse et présente un risque de récidive après traitement.
Leur prise en charge est différente et peut associer, selon les situations, traitements locaux, silicone, compression, injections intralésionnelles, chirurgie ou, dans certaines indications sélectionnées, radiothérapie ou curiethérapie.
En savoir plus sur la prise en charge des cicatrices chéloïdes
Une exposition solaire trop précoce peut favoriser des modifications durables de la pigmentation de la cicatrice, notamment une hyperpigmentation. Une photoprotection adaptée est donc importante pendant sa maturation.
Oui. La chirurgie n'est pas systématiquement nécessaire. Selon le type de cicatrice et son stade d'évolution, différentes approches peuvent être proposées, notamment les traitements par silicone, les injections intralésionnelles ou certains traitements laser. La stratégie est adaptée à chaque cicatrice après évaluation clinique.

