Aller au contenu principal

Retour à Chirurgie du sein

Réduction mammaire

La réduction mammaire est une intervention destinée à diminuer le volume d'une poitrine trop importante et à en améliorer la forme et les proportions.

L'hypertrophie mammaire est fréquemment associée à un affaissement de la poitrine, appelé ptose mammaire, ainsi qu'à une certaine asymétrie. Au-delà de son retentissement esthétique, elle peut entraîner des douleurs du dos, du cou ou des épaules, une gêne lors des activités physiques, des difficultés vestimentaires ou encore un inconfort dans la vie quotidienne.

Réduction mammaire

Indications

La réduction mammaire s'adresse aux patientes présentant une hypertrophie mammaire, c'est-à-dire un volume des seins trop important par rapport à leur morphologie.

Cette hypertrophie peut être associée à une ptose mammaire, à une asymétrie ou à une modification de la position de l'aréole et du mamelon.

Elle peut également avoir un retentissement fonctionnel important :

  • douleurs du dos, du cou ou des épaules ;
  • gêne lors de la pratique sportive ;
  • marques importantes des bretelles de soutien-gorge ;
  • macération au niveau des plis sous-mammaires ;
  • difficultés vestimentaires ;
  • gêne fonctionnelle ou inconfort dans les activités quotidiennes.

Réduction mammaire

Technique

Le chirurgien retire une partie du tissu mammaire et de la peau en excès. Le volume restant est ensuite remodelé afin d'obtenir une poitrine dont la forme et les proportions sont plus adaptées à la silhouette.

Plusieurs techniques de réduction mammaire existent. Le choix de la technique est déterminé lors de l'examen clinique, en fonction notamment du volume mammaire, de l'importance de la ptose, de la qualité des tissus et de la position de l'aréole et du mamelon.

La stratégie chirurgicale et les cicatrices nécessaires sont expliquées lors de la consultation et adaptées à chaque patiente.

Illustration d'une poitrine montrant les trois cicatrices possibles d'une réduction mammaire : autour de l'aréole, verticale sous l'aréole et dans le sillon sous-mammaire.

La stratégie chirurgicale et les cicatrices sont adaptées à chaque patiente.

Elles sont déterminées lors de l'examen clinique et expliquées précisément pendant la consultation.

Réduction mammaire

Déroulement de l'intervention

Le pré-opératoire

Une consultation permet d'analyser la poitrine, la morphologie générale, l'importance de l'hypertrophie, la qualité de la peau et les attentes de la patiente.

Selon l'âge, les antécédents et la situation clinique, une imagerie mammaire peut être demandée avant l'intervention.

Des photographies médicales peuvent également être réalisées dans le cadre du suivi.

Le tabac et la nicotine augmentant le risque de complications de cicatrisation, leur arrêt peut être demandé avant et après l'intervention. Les traitements en cours sont également revus avant la chirurgie.

Prise en charge par la mutuelle

Une réduction mammaire réalisée pour une hypertrophie entraînant une gêne fonctionnelle peut, sous certaines conditions, bénéficier d'une prise en charge par la mutuelle. Les critères comprennent notamment un IMC inférieur à 35 kg/m², certaines mesures mammaires et l'intention du chirurgien de retirer au moins 400 g de tissu glandulaire par sein.

Lorsque ces critères sont réunis, une demande d'accord préalable est réalisée lors de la consultation. La prise en charge est soumise à l'accord du médecin-conseil de la mutualité avant l'intervention.

Consulter la fiche d'information

Réduction mammaire

Questions fréquentes

  • Les cicatrices dépendent de l'importance de la réduction et de la quantité de peau à retirer. Elles comprennent généralement une cicatrice autour de l'aréole et une cicatrice verticale. Une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire peut également être nécessaire, réalisant une cicatrice en T inversé.

    Elles sont initialement visibles et évoluent progressivement pendant plusieurs mois. Leur aspect définitif dépend notamment de la qualité de cicatrisation propre à chaque patiente.

  • Une modification de la sensibilité de l'aréole ou du mamelon peut survenir après l'intervention. Elle est souvent transitoire et peut évoluer au cours des semaines ou des mois suivants.

    Une modification persistante de la sensibilité reste néanmoins possible et fait partie des risques abordés avant l'intervention.

  • Une grossesse reste possible après une réduction mammaire. Elle peut toutefois entraîner de nouvelles modifications du volume et de la forme de la poitrine.

    Lorsqu'un projet de grossesse est prévu à court terme, il peut être préférable de discuter du moment de l'intervention avec le chirurgien. Une réduction mammaire peut néanmoins être réalisée avant une grossesse lorsque son indication le justifie.

  • Oui. Une réduction mammaire n'empêche pas la surveillance ultérieure de la poitrine.

    Le dépistage du cancer du sein se poursuit selon les recommandations habituelles. Il est simplement important de signaler l'antécédent de réduction mammaire au radiologue lors des examens d'imagerie.

  • Un allaitement peut rester possible après une réduction mammaire, mais il ne peut pas être garanti. La chirurgie peut modifier les structures participant à la lactation et la possibilité d'allaiter dépend notamment de la technique utilisée et de l'importance de la réduction.

    Un projet de grossesse et d'allaitement doit donc être discuté avec le chirurgien avant l'intervention.

  • Une amélioration du volume et de la forme de la poitrine est visible rapidement après l'intervention. L'œdème et l'évolution des tissus nécessitent cependant plusieurs mois avant de pouvoir apprécier pleinement le résultat.

    Le résultat esthétique final peut nécessiter jusqu'à 12 mois pour être pleinement apprécié, parallèlement à la maturation progressive des cicatrices.

  • Certaines situations peuvent nécessiter de différer l'intervention ou d'adapter sa prise en charge, notamment le tabagisme, certains facteurs de risque de mauvaise cicatrisation, certaines pathologies ou certains traitements.

    Ces éléments sont recherchés lors de la consultation préopératoire afin d'évaluer individuellement le rapport bénéfice-risque de l'intervention.