
Chirurgie oncologique mammaire
La chirurgie occupe une place essentielle dans le traitement du cancer du sein. Selon les caractéristiques de la maladie, elle peut consister à retirer uniquement la tumeur en préservant le sein, ou nécessiter une mastectomie, correspondant à l'ablation de la glande mammaire.
Les techniques chirurgicales actuelles cherchent à associer sécurité oncologique, préservation des tissus et qualité du résultat morphologique, lorsque la situation le permet.
Le choix de l'intervention repose sur une évaluation personnalisée, réalisée dans le cadre d'une prise en charge multidisciplinaire, en tenant compte des caractéristiques de la tumeur, des traitements envisagés et des souhaits de la patiente.
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Dépistage et diagnostic du cancer du sein
Le dépistage du cancer du sein en Belgique
Le dépistage vise à détecter un éventuel cancer du sein avant l'apparition de symptômes, afin de permettre une prise en charge précoce.
En Belgique, un programme de dépistage organisé est proposé aux femmes âgées de 50 à 69 ans, tous les deux ans.
En Wallonie, ce dépistage est réalisé dans le cadre du Mammotest, une mammographie effectuée dans un centre agréé et bénéficiant d'une double lecture.
Certaines femmes présentant des antécédents personnels ou familiaux particuliers, ou une prédisposition génétique, nécessitent une surveillance individualisée, qui peut débuter plus tôt et comporter d'autres examens.
Quels signes doivent amener à consulter ?
Plusieurs modifications mammaires peuvent justifier un examen médical :
- L'apparition d'une masse dans le sein ou l'aisselle.
- Une modification inhabituelle de la forme ou du volume du sein.
- Une rétraction récente du mamelon.
- Un écoulement mamelonnaire spontané, particulièrement s'il est sanglant.
- Une modification persistante de la peau du sein.
Ces signes ne sont pas nécessairement liés à un cancer, mais ils nécessitent une évaluation médicale.
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Les objectifs de la chirurgie oncologique mammaire
La chirurgie oncologique mammaire a pour objectif de retirer les tissus atteints par la maladie, en recherchant un traitement local adapté à chaque situation.
Deux grandes approches chirurgicales peuvent être proposées : la chirurgie conservatrice et la mastectomie.
Le choix dépend notamment de la taille et de la localisation de la tumeur, de son extension éventuelle, du volume mammaire et des traitements complémentaires envisagés.
Lorsque cela est possible, la chirurgie cherche également à préserver ou améliorer l'harmonie de la poitrine, notamment grâce aux techniques d'oncoplastie.
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La chirurgie conservatrice et l'oncoplastie
La chirurgie conservatrice consiste à retirer la tumeur avec une marge de tissu mammaire adaptée, tout en préservant le reste du sein.
Selon les caractéristiques de la lésion, cette intervention peut être appelée tumorectomie ou zonectomie.
Elle est généralement associée à une radiothérapie mammaire dans le cadre du traitement du cancer.
L'oncoplastie associe les principes de la chirurgie oncologique à ceux de la chirurgie plastique mammaire.
Après l'ablation de la tumeur, les tissus glandulaires restants peuvent être mobilisés et remodelés afin de limiter les déformations et préserver une forme mammaire harmonieuse.
Selon la localisation de la tumeur et la morphologie de la patiente, différentes techniques peuvent être utilisées, parfois proches de celles d'une réduction mammaire ou d'une mastopexie.
Une intervention de symétrisation du sein opposé peut également être envisagée dans certaines situations.
L'objectif est de concilier l'efficacité du traitement oncologique et la qualité du résultat esthétique, sans compromettre les exigences de l'exérèse tumorale.
La conservation du sein ne signifie pas une diminution des chances de guérison.
Lorsqu'elle est indiquée et associée aux traitements complémentaires appropriés, la chirurgie conservatrice offre, dans de nombreuses situations, une survie comparable à celle obtenue après mastectomie.
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La mastectomie
La mastectomie consiste à retirer la glande mammaire lorsque la conservation du sein n'est pas indiquée ou n'est pas souhaitée.
Elle peut notamment être proposée lorsque la maladie est étendue à plusieurs régions du sein, lorsque les conditions d'une chirurgie conservatrice ne sont pas réunies ou selon le choix éclairé de la patiente.
Après une mastectomie, une reconstruction immédiate ou différée peut être envisagée. La patiente peut également choisir de ne pas reconstruire le sein, avec une mise à plat simple de la paroi thoracique.
Les différentes techniques de mastectomie
La mastectomie totale consiste à retirer la glande mammaire, généralement avec la plaque aréolo-mamelonnaire.
La peau restante est refermée selon la technique chirurgicale retenue et les possibilités de reconstruction éventuelles.
Cette technique permet de retirer la glande mammaire tout en préservant une grande partie de l'enveloppe cutanée du sein.
Elle peut être proposée dans certaines situations, notamment lorsqu'une reconstruction mammaire immédiate est envisagée.
Dans des situations sélectionnées, il est possible de retirer la glande mammaire tout en conservant la peau, l'aréole et le mamelon.
Cette possibilité dépend notamment de la localisation de la tumeur, de son extension et de l'évaluation oncologique.
La conservation du mamelon n'est donc pas systématiquement possible.
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La mastectomie prophylactique
La mastectomie prophylactique, également appelée mastectomie préventive, vise à réduire le risque de développer un cancer du sein chez certaines femmes présentant une prédisposition importante.
Elle peut notamment être discutée chez les patientes porteuses de certaines mutations génétiques, comme BRCA1 ou BRCA2, ou dans d'autres situations de risque particulièrement élevé.
Cette intervention permet une réduction majeure du risque de cancer du sein, sans toutefois le supprimer complètement.
La décision repose sur une évaluation spécialisée du risque individuel, notamment dans le cadre d'une consultation d'oncogénétique.
La mastectomie prophylactique n'est pas systématiquement recommandée à toutes les femmes présentant des antécédents familiaux de cancer du sein.
Les différentes possibilités doivent être discutées en tenant compte du risque estimé, des alternatives de surveillance et des préférences de la patiente.
Une surveillance mammaire renforcée et personnalisée peut constituer une alternative à la chirurgie dans certaines situations.
Lorsqu'une mastectomie prophylactique est retenue, elle peut être associée à une reconstruction mammaire immédiate, ou être réalisée sans reconstruction, avec une mise à plat de la paroi thoracique.
Une reconstruction différée peut également être envisagée.
La décision est personnelle et ne doit pas être précipitée. Elle nécessite une information complète et un temps de réflexion adapté.
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La chirurgie ganglionnaire axillaire
Le cancer du sein peut, dans certaines situations, s'étendre aux ganglions lymphatiques situés dans l'aisselle.
L'évaluation ganglionnaire fait partie du bilan et peut conduire à proposer un geste chirurgical axillaire.
Cependant, toutes les patientes ne nécessitent pas une chirurgie ganglionnaire, et les indications ont évolué afin de limiter les interventions inutiles.
La technique du ganglion sentinelle consiste à identifier et prélever un ou plusieurs des premiers ganglions lymphatiques drainant la région mammaire.
Ces ganglions sont ensuite analysés afin de rechercher une éventuelle atteinte tumorale.
Cette approche permet, lorsqu'elle est indiquée, d'éviter un curage axillaire plus étendu chez de nombreuses patientes.
Le curage axillaire consiste à retirer un ensemble de ganglions lymphatiques situés dans l'aisselle.
Il reste indiqué dans certaines situations particulières, notamment selon l'extension ganglionnaire et la stratégie thérapeutique retenue.
Il n'est cependant pas systématiquement nécessaire, même lorsqu'une atteinte ganglionnaire est identifiée.
La chirurgie ganglionnaire peut entraîner des douleurs, des modifications de sensibilité ou une limitation temporaire de la mobilité de l'épaule.
Un lymphœdème du membre supérieur, correspondant à un gonflement du bras lié à une perturbation du drainage lymphatique, peut également survenir.
Ce risque est généralement plus important après un curage axillaire qu'après un prélèvement du ganglion sentinelle.
Une prise en charge adaptée, notamment par kinésithérapie lorsque cela est indiqué, peut contribuer à améliorer la récupération et à traiter certaines complications.
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Questions fréquentes
Oui. Le cancer du sein peut également toucher les hommes, bien qu'il soit beaucoup plus rare.
Il se manifeste notamment par l'apparition d'une masse mammaire ou d'une modification du mamelon.
Toute anomalie persistante justifie une consultation.
Non. Une mastectomie réduit le risque de récidive locale dans certaines situations, mais ne supprime pas totalement le risque de récidive ou de développement de métastases.
Le pronostic dépend également des caractéristiques du cancer et des traitements associés.
Oui. Une reconstruction mammaire peut être envisagée à distance de la mastectomie, parfois plusieurs années après l'intervention initiale.
Les possibilités dépendent notamment de l'état des tissus, des traitements reçus et des souhaits de la patiente.
Oui, dans de nombreuses situations.
La possibilité d'une chirurgie conservatrice dépend notamment des caractéristiques de la tumeur, du volume mammaire et des traitements complémentaires envisagés.
Non. Une patiente peut choisir une reconstruction immédiate, une reconstruction différée ou une absence de reconstruction avec mise à plat de la paroi thoracique.
La tumorectomie consiste à retirer la tumeur avec une marge de tissu mammaire adaptée, tout en conservant le reste du sein.
La mastectomie consiste à retirer la glande mammaire.
Le choix dépend de la situation oncologique, des possibilités thérapeutiques et des souhaits de la patiente.

